top of page

Une approche pluridisciplinaire //

"Il n'existe pas un seul traitement pour l'autisme sinon un traitement unique pour chaque bébé perçu dans sa singularité."

 

Dans ce travail pluridisciplinaire, nous travaillerons ensemble la singularité complexe de chaque bébé.

Le partenariat de la psychanalyse avec la sensorimotricité a révélé les difficultés de ces bébés pour s'organiser dans l'espace et dans leur corps. Ce critère semble être l'un des signes de diagnostic différentiel considérable d'avec les bébés dits déprimés puisque ces derniers ne présenteraient pas cette particularité.

Le travail est généralement mis en place avec des équipes composées de sensorimotriciens, de pédopsychiatres, de psychanalystes, d'ostéopathes, de généralistes (reflux gastro-œsophagiens fréquemment présents chez ces bébés à risque qui se ferment et s'agrippent à leurs douleurs) mais aussi avec la génétique, la neuro-vision (travail en partenariat avec une unité "Vision et Cognition").

IMG_3044.jpg

Thérapie bébé-parents

Le psychanalyste va aider le bébé à développer une appétence relationnelle. Il va aider le bébé à prendre du plaisir à entrer dans la relation. Le rôle des parents en tant que co-thérapeute sera ici primordial.

DSC05370.JPG

Psychomotricité

Le psychomotricien, formé à la sensorimotricité va permettre à votre bébé de rééquilibrer ses sens et mieux s'organiser dans son corps afin de favoriser l'interaction et le regard.

DSC05165.JPG

Ostéopathie

L'ostéopathe va relâcher les tensions du bébé qui se sont accumulées depuis la période in-utero. Il cherchera à harmoniser les déséquilibres perturbant sa bonne évolution motrice et relationnelle.

Crédit photo  Mini Minois- Clarisse de Lauriston

Thérapie bébé-parents //

Avant de vous expliquer précisément en quoi consiste la "thérapie bébé-parent", il est important de préciser le contexte dans lequel nous nous trouvons. Depuis quelques décennies, des associations de parents d'enfants autistes se sont retournés contre l'approche psychanalytique, qui accusait les parents d'être à l'origine du trouble de leurs enfants. En effet les psychanalystes ont participé à l'installation de ce rejet en considérant de manière erronée la place des parents dans le traitement de leurs enfants.

Depuis le début des années 90, de nombreux psychanalystes et pédopsychiatres repensent la place des parents dans cette problématique. C'est le bébé qui n'est pas en mesure d'entendre l'appel de ses parents, provoquant chez lui un enfermement. Le dialogue ne peut pas s'instaurer entre le bébé et ses parents. Les parents se retrouvent comme face à un mur et croient ou ont pu croire être coupable.

Prenons l'exemple des bébés typiques:  c'est le bébé, par son regard, son sourire, son babillement, qui rentre en relation le premier avec ses parents. Les parents étant appelés par leur bébé, ne peuvent résister à l'envie de lui répondre et de lui sourire.

Suite à l'appel du bébé initiateur, le parent répond et rentre donc ensuite en dialogue avec lui.

Si le bébé ne cherche pas le contact par son regard et ses demandes, cela peut épuiser la capacité des parents à entrer en contact avec lui.

Les parents ne sont donc absolument pas la cause des troubles de leur bébé.

Notre prise en charge thérapeutique, accompagnée d'un suivi sensori-moteur et ostéopathique, consiste donc à enrayer tous les troubles évolutifs de votre bébé. Compte tenu de la précocité de la prise en charge, les cerveaux sont encore très malléables et les troubles peuvent s'estomper progressivement (ceux-ci peuvent disparaitre dès 6 mois de suivi) sans laisser de séquelles.

Plus votre bébé sera pris en charge tôt, plus l'intervention sera rapide et efficace.

Concrètement comment se déroulent les séances ?

Ordinairement, un bébé sera toujours capable de provoquer l'étonnement et la joie de ses parents en suscitant chez eux l'admiration et l'émerveillement.

Il va par exemple présenter son petit pied à sa maman, pour qu'elle le "dévore", ou mettre ses doigts dans la bouche de sa maman pour lui montrer combien il est apetissant. C'est ce qu'on appelle l'appétence relationnelle du nourrisson.

 

Lors des séances, le psychanalyste va développer cet appétit que le bébé à risques n'aura pas ou peu développé. 

En effet ces bébés peuvent parfois exprimer leur appétence dans certaines conditions ( positions allongées... ). La relation vient se fragiliser avec l'émotion des autres et les sensations qui peuvent-être trop difficile à supporter.

Avec l'aide de la maman, le psychanalyste va donc aider le bébé à supporter le plaisir, la joie et les sensations.

Ci-dessous un extrait d'une séance avec un bébé typique, qui développe naturellement cette appétence relationnelle et un extrait d'une séance avec un bébé qui ne cherche pas l'appétence:

 

Psychomotricité  //

Pour que le bébé puisse interagir avec son milieu au-delà des fonctions vitales, il est nécessaire qu’un niveau d’éveil assure une ouverture vers le milieu.

Cette régulation se passe  particulièrement au niveau de la tonicité et du mouvement, matériaux premiers à la disposition du fœtus puis du nouveau-né qui lui permettent de mettre en forme son corps et de réagir aux différentes sollicitations  sensorielles tant externes qu’internes, d’exprimer ses états corporels et psychiques du moment en appui sur sa maman ou son papa.

 

C’est l’équilibre sensori-tonique qui remplit cette fonction. Il assure un état  tonique et psychique permettant des réponses adaptées aux signaux sensoriels venant du monde en général.

 

Certains bébés  dont cet équilibre est fragile  ont l’air de ne pas s’engager entièrement dans la relation et peuvent dérouter très tôt  les parents, mêmes ceux qui ont déjà l’expérience d’un ou d’une ainée.

 

Pour entrer pleinement en interaction, un équipement neurologique   intègre  est nécessaire avec des systèmes sensoriels capables de détecter la sensation de la pesanteur  sur le corps, le mouvement,  les contrastes, les formes, les couleurs, les sons, les vibrations, les odeurs,  la douleur, la température, le contact pour servir de support  à cette interaction de l’organisme avec son milieu physique et humain.

Mais cette dimension neuro développementale, biologique n’est pas suffisante pour  rendre seule compte de ce qui se joue dans le processus qu’est le développement.

C’est la mise en sens dans la relation à l’autre qui permet d’organiser et d’orienter la vie relationnelle et sensorielle du bébé.

 

  • Rôle du psychomotricien dans l’évaluation des bébés à risque :

 

Le psychomotricien connaissant bien le processus du développement  et/ou  doté d’une expérience en  approche sensori-motrice venant tout particulièrement des travaux d’André Bullinger pourra apporter quelques éclairages complémentaires  et proposer  s’il le faut un suivi aux bébés à risque (autistique ou autre).

 

Une évaluation  sous forme du Bilan sensori-moteur André Bullinger pourra être proposée afin de faire des états de lieux lors d’une rencontre suffisamment longue (3havec la présence indispensable des parents).

Ce moment permet à tous de confronter les représentations souvent contradictoires des uns et des autres concernant les manifestations qui inquiètent chez le bébé et qui l’empêchent d’entrer en relation et d’explorer  tranquillement avec son corps.

 

Le bilan sensori-moteur facilite un changement de point de vue : il permet de considérer certaines conduites inquiétantes  du bébé comme ayant d’abord une fonction positive et adaptative, comme fournir à l’enfant des matériaux sensoriels sur lesquels appuyer et déployer son activité. Le bébé utilise son intelligence sensori-motrice pour faire face à des situations d’ennui ou de surstimulation voire de douleur ou d’inconfort sensoriel.

 

A nous de déchiffrer et de donner un sens à la trouvaille du bébé (se raidir, éviter de regarder, se balancer, régurgiter, secouer la main devant les yeux etc.)

A partir de cette analyse et si l’observation confirme les inquiétudes des parents, un suivi agissant sur les dimensions sensori-toniques et tonico-émotionnelles de régulation sera proposé. Il offrira à l’enfant des possibilités qui lui permettent de modifier l’organisation de ses actions, expérimenter de nouvelles mises en formes du corps qui favorisent l’interaction et le regard, créer des appuis et les installations qui varient les échanges et évitent le retrait précoce du bébé.

L’abord par la sensori-motricité sera privilégié afin de consolider les soubassements du développement et l’ouverture vers l’autre et les objets du milieu.

 

Des désorganisations ou des désordres passagers  peuvent  être abordés comme :

  • les irritabilités tactiles (le bébé se tortille lors du contact corporel, n’aime pas être touché ni dénudé),

  • vestibulaires (le bébé pleure à chaque changement de position, présente des nausées, refuse de manger),

  • auditives ( le bébé a du mal à faire des habituations aux bruits de la maison et reste en alerte sans pouvoir se détendre, tout le réveille ou au contraire il s’isole du bruit en se mettant en retrait) et tant d’autres d’exemples.

 

L’objectif est  de faire  la part des choses entre une dimension biologique (vérifier l’intégrité de son équipement sensoriel et moteur c’est à dire est-ce que  le bébé voit, entend, sent, est ce qu’il a les moyens toniques pour explorer)  et une dimension  relationnelle plus en lien avec la compréhension et l’accordage de la part son milieu humain.

 

D. Chadzynski

 

Ostéopathie //

Bien souvent la perception accrue des sens chez les enfants présentant des troubles développementaux augmentera les réactions de défenses et les postures de protection (spasmes musculaires, tensions tissulaires, posture d’extension…).

 

Lors des consultations d’ostéopathie, l’objectif du praticien va être de libérer les tensions musculo-squelettiques et viscérales qui pourraient faire souffrir le bébé mais aussi perturber le bon développement neuro-moteur.

 

Les gênes perçues par l’enfant peuvent être multiples. Cela peut être à la fois des troubles résultants de force compressives lors de la vie in utéro ou de l’accouchement (torticoli congénital, plagiocéphalie…), que des troubles d’origines viscéraux (reflux gastro-oesophagiens, coliques, constipations…), des problème de succion, des otites à répétition, des troubles du sommeil... Toutes ces gênes pourront limiter le bébé présentant des troubles développementaux dans son ouverture à l’autre.

 

L’ostéopathe, à partir de manipulations douces crâniennes, viscérales, tissulaires aidera l’enfant à se sentir plus à l’aise corporellement. Le travail aura pour objectif un « lâcher prise » dans différentes postures, et ce dans le but de diminuer les douleurs, de redonner un maximum de confort au bébé pour faciliter l’action des autres intervenants (psychomotricité, thérapie bébé-parents).

A.Roy