Crédit photo Clarisse de Laurisson

Crédit photo Mini Minois

Laure, maman de Louise

Après une grossesse compliquée où j’ai été alitée, Louise est née très rapidement avec l’aide de forceps. Son comportement nous a alerté dès le 1er mois. Sa raideur lorsque mon mari et moi la portions nous a frappé. Elle se mettait toujours en hyperextension et ne se blottissait que très rarement dans nos bras. Ensuite son insensibilité à l’environnement était telle que nous nous sommes demandés si elle n’était pas sourde malgré le test à la maternité. Mais ce qui nous a le plus troublé c’est son absence totale d’interactions avec nous. Il nous était très difficile de capter son regard et si par chance nous le croisions cela ne durait que quelques secondes à peine.

Je n’avais jamais imaginé avoir un enfant autiste mais ayant un frère autiste, j’ai très vite eu la certitude qu’elle était à risque. Malheureusement dès que j’en parlais au pédiatre, ORL, ostéopathe que je rencontrais, personne ne nous prenait au sérieux. 

Aux 2 mois de Louise, après de nombreuses recherches, nous avons finalement entendu parlé de Mme Laznik qui m’a reçu avec mon mari et Louise. Nos craintes ont enfin été écoutées. Quel soulagement de se sentir compris! Mme Laznik a beaucoup parlé à Louise qui accrochait à son regard (une première !). Cela nous a beaucoup rassuré de voir Louise sortir de sa bulle avec un tiers. Un suivi hebdomadaire de psychomotricité et d’ostéopathie a pu être mis en place pour travailler sur sa raideur (liée à l’usage de forceps à la naissance) et son hypersensibilité à l’environnement. La psychanalyse quant à elle visait à créer le lien Mère-fille par le biais de Mme Laznik qui ramenait Louise à moi.

Nous avons été impressionnés par les progrès de Louise au fil des mois. Elle sortait de sa bulle petit à petit, son regard changeait et devenait pétillant. Cependant vers ses 7mois, malgré ses progrès, nous commencions à nous inquiéter car Louise restait silencieuse et ne babillait absolument pas. Finalement un reflux a été diagnostiqué, la douleur l’empêchait probablement d’émettre des sons. Une fois le reflux traité, le babillage s’est progressivement mis en place. 

Durant tout ce parcours du combattant et cette longue progression, Louise a régressé à deux reprises en se renfermant à nouveau sur elle même. Ce fut pour les mêmes raisons: la première entre ses 6 et 8 mois ou j’étais enceinte jusqu’à ce que ça finisse en fausse couche. La deuxième fois entre ses 14et 18 mois durant le début de la grossesse de ma deuxième fille. 

Pour conclure, nous avons suivi un long parcours du combattant mais très bien entourés. Louise est aujourd’hui une petite fille pleine de vie, joyeuse avec un caractère bien affirmé ! Nous ne remercierons jamais assez l’équipe pour son soutien et son professionnalisme !

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